MAGE-UQUOI
Application MAGE-UQAC
FIDEP
ass coll
Chicoutimi
Nuageux
17°C
 

Menu du jour à la Cafétéria étudiante


Activités de la semaine

Aucune activité d’inscrite pour la semaine, pour nous faire parvenir les vôtres, contactez-nous.

Questionde la semaine

  • Polls

    Quelle activité aimeriez-vous que le MAGE-UQAC organise ?

    Voir les résultats

    Loading ... Loading ...

Administrateur


Pour une éducation libre et émancipatrice

(08/08/2014)

L’idée de l’abolition des Cégeps n’est pas nouvelle et fait de nouveau surface ces derniers jours par la bouche de l’aile jeunesse du Parti Libéral du Québec. Activement prôné par l’ADQ et sa suite logique, la CAQ par la voix de François Legault, ce sont maintenant les jeunes libéraux qui, conformément à ce que plaidait le candidat défait à la course à la chefferie du PLQ, Pierre Moreau, demande à ce que ces derniers, institutions vétustes et « non adaptées aux nécessités du XXIe siècle » soient abolis..

Voilà donc l’absurdité du discours néo-libéral qui refait surface : tout se résume aux besoins du marché. Dans une proposition qui peut être vue comme un ballon politique (le premier ministre Philippe s’était lui-même opposé à l’abolition des Cégeps), les jeunes libéraux aimeraient mieux arrimer notre système d’éducation à ce besoin de main-d’œuvre qualifiée pour la grande entreprise.

Est-il possible d’envisager que la raison d’être de notre système d’éducation ne se résume qu’à cette simple notion de formation d’une main-d’œuvre qualifiée? Comment ces « grandes écoles de métier » pourraient-elles former un citoyen critique et apte à vivre, critiquer et améliorer la société dans laquelle il évolue? Les cours de littérature et de philosophie, principales victimes de ces charges contre la formation générale offerte en plus des cours axés sur l’emploi, sont vitales à la formation d’un individu libre de prendre des choix de manière éclairée en absence d’intérêts monétaires ou fondés sur la réalité du marché de l’emploi.

Le système des collèges permet également d’offrir une formation post-secondaire dans l’ensemble des régions du Québec, privilège dont ne bénéficieraient pas certaines régions en dehors des grandes métropoles. Les jeunes ont ainsi l’occasion de pousser leurs études et leur formation dans leur milieu d’origine, ce qui accroit considérablement les possibilités de les voir s’y installer de façon plus permanente.

L’éducation doit servir l’individu et les intérêts plus larges de la société dans laquelle il évolue en créant des citoyens mieux outillés et non être l’esclave des aléas économiques de l’entreprise privée déjà surreprésentée dans les préoccupations ministérielles et sociales. Une éducation libre de toutes influences économiques est un vecteur essentiel à une société en santé.


[AWD_likebutton send="1" width="600" faces="1" action="recommend" type="xfbml" colorscheme="dark"]