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Parking Day

L’auto-solo, vous savez, les déplacements que vous faites lorsque vous êtes seul dans votre voiture, représente une immense dépense, tant individuelle que collective pour notre société. Par l’occupation ludique de stationnement, une prise de conscience est visée pour diminuer cet « auto-solo » dans le paysage urbain.

L’espace au sol a un prix[1]

L’illusion de la gratuité du stationnement, quant à elle, tient au fait que les coûts qui lui sont reliés sont absorbés par d’autres (ex. employeurs, commerçants, municipalité) et bien souvent redistribués indirectement via l’hypothèque, les taxes, les impôts, etc. En réalité, le coût de construction d’une case de surface revient à 13 100 $ en moyenne au Canada, et à 33 800 $ pour un stationnement en ouvrage (The National Parking Association, 2008). Le coût annuel d’entretien d’une case est chiffré entre 600 $ et 1 200 $. En internalisant tous les espaces de stationnements gratuits (à l’exception des stationnements résidentiels), l’automobiliste ne paie directement que 5 % en moyenne des coûts reliés à ceux-ci.

Puisque l’automobiliste ne paie pas l’ensemble des coûts directs (amortissement du terrain, matériaux, éclairage, drainage, déneigement, assurances, lignage, sécurité, entretien) et indirects (coûts d’opportunité reliés à un autre usage, pollution, GES, imperméabilité des sols), c’est l’ensemble de la communauté qui doit le faire, qu’elle l’utilise ou  non, qu’elle soit à pied, à vélo ou en autobus, qu’elle en ait les moyens financiers ou non. En fait, la communauté se cotise pour ceux qui utilisent l’automobile et les stationnements qui viennent avec.

Une case de stationnement occupe une superficie de 13 à 19 m2 sur rue, et 28 à 46 m2 hors rue, en raison des voies d’accès (VTPI, 2013). L’espace moyen à l’UQAC est de 43 m2/espace de stationnement, soit 486 pi2.

L’espace dédié à l’automobile, dont les stationnements forment une grande part, atteint jusqu’à 40 % de la surface des villes (Bergeron, 2010). À force d’occuper toujours plus d’espaces, les distances à parcourir augmentent, justifiant d’autant l’utilisation de l’automobile et multipliant le nombre de cases par véhicule, pour chacune des destinations (résidence, travail, loisir et magasinage). La suroffre de stationnement génère donc un cercle vicieux qui se solde par toujours plus d’étalement.

Avec une prise de conscience accrue quant aux impacts de l’augmentation de la mobilité individuelle en milieu urbain, on assiste, depuis le début des années 2000, à une remise en question de l’approche conventionnelle de planification des transports (Bertolini, Clercq, & Straatemeier, 2008; Litman, 2013) et, par le fait même, des politiques de gestion du stationnement (ITDP, 2010, 2011).

Le MAGE-UQAC participe au Park(ing)Day depuis quelques années déjà. Bien que l’événement planétaire est un vendredi, l’édition 2017, pour le campus, sera faite le jeudi 14 septembre, question de profiter de l’achalandage plus important.

Suivez la page Facebook du MAGE-UQAC pour avoir le détail de l’événement. Notez que Homies, un chansonnier et possiblement qu’un foodtruck seront sur place.

[1] Tirée de Présentation projet « Accès libre », Cadus-STS, 2016